Conseil municipal du 26 mars 2018 - Saint-Jeannet : à lire absolument

mardi 3 avril 2018
par  Jean-Marie Thorel

Ordre du jour
Note de synthèse
Compte-rendu : Première partie
Compte-rendu : Seconde partie
 

Analyse du Budget Primitif (BP) - Section de fonctionnement :

Les dépenses réelles augmentent de 10,8% !!

Les charges à caractère général (011 - énergie-électricité, combustibles, carburants, fournitures scolaires, entretien de matériel et terrain, etc..) augmentent de 21% !! Comprenne qui voudra.

Les charges de personnel (012) devraient théoriquement baisser compte tenu du transfert d’une employée mairie au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) dont le salaire est pris en charge au 65 (subvention CCAS 85 000 €, + 30 000 € par rapport à 2017), du gel en 2018 du dispositif Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR) et du point d’indice.
Mais la réalité est tout autre. Le poste libéré en mairie ne restera pas longtemps vacant, une nouvelle collaboratrice de cabinet du maire officiera très prochainement.

L’accroissement des recettes réelles, dû essentiellement à l’augmentation de la part communale des impôts locaux, est de 6,9% sans pour autant couvrir la hausse de 10,8% des dépenses réelles.

De telles variations sont totalement déraisonnables, très éloignées des objectifs définis par l’article 13 de la loi de programmation des finances publiques 2018 à 2022.

 

Analyse de la fiscalité directe locale :

Après le nouvel impôt métropolitain voté par le maire, la majorité, pour ne pas être en reste, a décidé de procéder à un relèvement du taux de la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB) pour d’obscures raisons.

Globalement, la hausse de la TFPB est de 22%. Préparez vos chéquiers.

Première critère d’appréciation

En l’espace de quatre ans le produit des impôts locaux a augmenté d’environ un million d’euros !

Second critère d’appréciation avec élément de comparaison

L’histogramme précédent témoigne du niveau de pression fiscale à Saint-Jeannet.

 

Analyse de la dette :


Malgré l’augmentation significative des impôts et aucun projet d’importance majeure, la dette ne baisse pas.


L’étalement de la dette - l’annuité a diminué de manière significative (parts capital et intérêts) - n’est pas un signe de bonne gestion, ne permet pas de préserver les générations futures et préparer l’avenir.
Si la commune emprunte plus de 220 000 € en 2018 - montant qui correspond à la part capital de l’annuité - l’encours de la dette augmentera inévitablement.
N.B : En 2018, le montant prévisionnel de l’emprunt d’équilibre de la section d’investissement s’élève à 550 000 €.

 

Analyse de l’épargne nette :


Après moult remarques, l’épargne nette croît et tend à se rapprocher de la moyenne de la strate (3 500 à 5 000 habitants).
Un fragile espoir, à suivre de très près à l’approche des futures élections municipales.

 

Analyse de l’investissement :


Le différentiel « prévisionnel / réalisé » est révélateur de l’inefficience de la majorité.



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